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Des extraits végétaux de la vigne pour préserver les fruits et légumes

Limiter les pertes en post-récolte grâce à des co-produits de la vigne, voilà tout l'enjeu des travaux d'Antonéfol. © Fotolia
Limiter les pertes en post-récolte grâce à des co-produits de la vigne, voilà tout l'enjeu des travaux d'Antonéfol. © Fotolia

Les travaux de recherche de la start-up Antofénol, spécialisée dans le développement de solutions de conservation des fruits et légumes 100% naturelles, pourraient déboucher sur la demande d’homologation de quatre actifs, destinés à protéger les récoltes des filières pêche-nectarine et agrume.
On estime aujourd’hui qu’entre 20 et 30% de la production mondiale de fruits et légumes est perdue, essentiellement en raison de contaminations par des pathogènes fongiques après récolte. Les solutions de préservation qui existent actuellement reposent majoritairement sur des stratégies d’utilisation de produits phytosanitaires conventionnels. Dans le contexte du plan Écophyto, le développement de nouveaux produits aqueux à base de molécules naturelles revêt un enjeu économique majeur comme alternatives aux traitements chimiques.

Des demandes d'homologation à venir

Ainsi, la start-up Antofénol, spécialisée dans le développement de solutions de conservation des fruits et légumes 100% naturelles, s’est intéressée aux propriétés antifongiques reconnues de certains polyphénols de la vigne et a choisi de transposer ce système de défense naturel sur les fruits et légumes. Ses travaux de recherche, menés avec l’appui de l’UMR IATE, ont abouti à l’identification de plusieurs molécules particulièrement actives contre la moisissure grise Botritis cinerea.
Comme l’explique l’Inra, « la preuve de concept a été apportée in vitro avec une efficacité de 100% et in vivo à petite échelle, avec une efficacité de 70% sur des tomates. L’extrait utilisé étant un extrait brut, non formulé, de belles perspectives d’optimisation sont permises avec l’étape de formulation. La prochaine étape consistera à tester cet extrait, en conditions réelles, sur des volumes de fruits de l’ordre de la centaine de kilos. »
Au total, quatre molécules actives ont révélé un potentiel antifongique et feront l’objet d’une demande prochaine d’homologation pour les filières pêche-nectarine et agrume.

 

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