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Journée technique

"Colletotrichum" sur noix : des avancées, mais pas de solution

Publié le 31/01/2018 par Caroline EVEN dans
Agnès Verhaeghe (Ctifl /SENuRA), Cyrielle Masson (SENuRA), Patrice Nodet (Lubem), Gaétan Le Floch (Lubem), Michel Giraud (CTIFL), Marie-Neige Hebrard (station de Creysse) et Daniel Eymard (SENuRA). Photo : C.Even/Pixel image
Agnès Verhaeghe (Ctifl /SENuRA), Cyrielle Masson (SENuRA), Patrice Nodet (Lubem), Gaétan Le Floch (Lubem), Michel Giraud (CTIFL), Marie-Neige Hebrard (station de Creysse) et Daniel Eymard (SENuRA). Photo : C.Even/Pixel image

Une journée technique nationale Colletotrichum sur noix était organisée mardi 30 janvier, à Chatte en Isère, par la station d’expérimentation nucicole en Rhône-Alpes (SENuRA) et le CTIFL. Environ une centaine de participants étaient présents.
Ce genre de champignons pose un problème majeur aux producteurs de noix. « En 2011-2012, nous avons eu des dégâts très importants. En 2014, 1 500 à 2 000 tonnes de noix ont disparu. La perte financière a été de 4 à 6 millions d’euros pour cette seule année », a indiqué Daniel Eymard, un producteur fortement impliqué dans la réalisation des essais menés à la SENuRA.  
Plusieurs intervenants du laboratoire universitaire de biodiversité et d'écologie microbienne (Lubem), du CTIFL, de la station expérimentale de Creysse et de la SENuRA ont ainsi présenté l’avancée de leurs travaux.

Des travaux à poursuivre

Si des connaissances ont été acquises sur l’identification des espèces impliquées, sur le cycle de développement du champignon ou encore la pathogénicité de souches, en revanche les travaux doivent se poursuivre.  
De leur côté, les essais terrain de fongicides n’ont pour l’instant pas donné de résultats probants. En matière de lutte raisonnée, des travaux de prophylaxie sont par ailleurs en cours d’étude.
Notons toutefois, que grâce à la mise en place d’un suivi photographique pendant quatre années sur l’évolution des symptômes de Colletotrichum au verger, une fiche de reconnaissance a été récemment élaborée et distribuée aux participants afin de pouvoir mieux identifier ce champignon.
Au terme de la matinée, Daniel Eymard a reconnu :
« Nous ne repartons pas avec une solution miracle. En laboratoire, nous avons du mal à trouver des solutions pour le terrain. Il nous faudra passer par des méthodes correctives et préventives. Cette matinée technique a toutefois été bénéfique et nous a permis de faire un état des lieux de la recherche, des connaissances acquises. Nous partons d’un socle pour avancer vers l’avenir. »
Le président de la SENuRA espère d’ailleurs que les recherches continuent, tout comme leurs financements : « Le coût annuel pour 2017 sur la thématique Colletotrichum a été de 156 000 €. C’est à mettre en parallèle avec les pertes de plusieurs millions d’euros. »

 

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