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Agriculture biologique

Une offre bio plurielle

Jérémie Becciu (Min de Châteaurenard), Nordine Arfaoui (Uni-Vert), Pierre Clerc (Solebio Sud-Est), Cyril Ristaul (SARL Saint Félix), Bernard Kimmel (Arcadie), Marie Michel (Grap), Didier Vaux (Carrefour), Frédéric Fedorowsky (Casino) et Sauveur Fernandez (L'econovateur). Photo : C. Even/Pixel Image
Jérémie Becciu (Min de Châteaurenard), Nordine Arfaoui (Uni-Vert), Pierre Clerc (Solebio Sud-Est), Cyril Ristaul (SARL Saint Félix), Bernard Kimmel (Arcadie), Marie Michel (Grap), Didier Vaux (Carrefour), Frédéric Fedorowsky (Casino) et Sauveur Fernandez

À l’occasion de son assemblée générale, Bio de Provence-Alpes-Côte d'Azur a organisé vendredi 23 mars, une table ronde sur le thème : « Quels partenariats commerciaux et nouvelles demandes de consommation  pour les filières bio de demain ? » L’événement était organisé au Min de Châteaurenard, futur Min de Provence, qui disposera d’un pôle bio.
 
Avec un paysage de la distribution des produits biologiques qui a considérablement évolué ces dernières années, les organisateurs ont souhaité réunir un « panel d’acteurs représentatifs de la filière », avec notamment des représentants de la grande distribution et de sociétés historiques de la filière bio qui sont venus partager leurs positionnements et visions.
 
De manière générale, les intervenants se sont accordés sur une tendance à la diversification et à la segmentation de l’offre en bio. « Nous recherchons la gamme la plus large possible, accessible à tous et si possible régionale », a indiqué Frédéric Fedorowsky, acheteur régional fruits et légumes au sein du Groupe Casino.  
« On se projette sur des produits de différenciation », a précisé de son côté Nordine Arfaoui, directeur d’Uni-Vert, une coopérative spécialisée dans les fruits et légumes bio, basée dans le Gard.

Un soutien à la conversion

Dans le cadre de l’élargissement de leur offre, la recherche de nouveaux producteurs est un enjeu majeur.
Le Groupe Carrefour s’engage ainsi à commercialiser les fruits et légumes de ses producteurs qui sont en conversion vers le bio et a contractualisé les volumes. « 90 % de nos volumes sont contractualisés en bio », a souligné Didier Vaux, responsable commercial fruits et légumes Sud-Est au sein du groupe Carrefour.
De leur côté, Solebio – un groupement de producteurs de fruits et légumes biologiques situé dans le Vaucluse – ainsi qu’Uni-Vert ont mis en place des cahiers des charges plus restrictifs. Chez Solebio, Pierre Clerc, président du groupement, précise par exemple que « l’entrée des producteurs se fait sur des critères éthiques (ne pas avoir de travailleurs détachés, être labellisé Bio-cohérence…). Les entrées ont pour but d’être complémentaires au pool existant de producteurs ».
 
Lors de la table ronde, certains intervenants, qui écoulent une partie de leurs produits bio en grande distribution, sont également revenus sur les contraintes qu’implique ce circuit, liées notamment au calibrage et à l’emballage des fruits et légumes bio.
 
Référence 154858

 

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