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​Fruits d’été

Un chiffre d’affaires en hausse pour la pêche

Publié le 08/11/2018 par Aude Bressolier dans
En 2018, les chiffres d’affaires à la production des fruits d’été connaissent une évolution contrastée, dans un contexte de baisse des récoltes et de remontée des cours. Photo : Fotolia
En 2018, les chiffres d’affaires à la production des fruits d’été connaissent une évolution contrastée, dans un contexte de baisse des récoltes et de remontée des cours. Photo : Fotolia

En 2018, la faiblesse de l’offre française et européenne de fruits d’été, pénalisée par les intempéries, a favorisé la hausse des cours à la production, notamment pour la pêche et l’abricot. Au final, si le chiffre d’affaires national s’accroît pour la pêche-nectarine, il reste à un niveau bas pour l’abricot alors qu’il chute pour la cerise, comme le souligne une récente note Agreste.

Une production en recul mais des prix plus élevés

En 2018, la production française de fruits d’été chute sur un an et par rapport à la moyenne des cinq dernières campagnes :

  • - 30% sur un an pour l’abricot, dans un contexte de stabilité des surfaces;
  • - 18% pour la pêche, sur fond de déclin des superficies;
  • - 30% pour la cerise, l’une des productions les plus faibles des dix dernières années malgré des surfaces stables.

Les cours à la production des fruits d’été, mesurés par l’indice des prix agricoles à la production (Ippap), sont fermes en 2018 par rapport à ceux de 2017.
Ainsi, les prix à la production de l’abricot sont supérieurs de 43 % à ceux de 2017 et de 5 % à la moyenne 2013‑2017. Les cours de la pêche-nectarine sont très soutenus (+ 27 % par rapport à 2017 et à la moyenne 2013-2017 sur la période de juin à septembre). Quant à la cerise, les prix à la production augmentent légèrement par rapport à ceux de la campagne précédente et à la moyenne 2013‑2017 (+ 2 %).

Une évolution contrastée des chiffres d’affaires

Du côté du chiffre d’affaires, la pêche reste l’espèce qui s’en sort le mieux avec une progression, au niveau national, de 4 % sur un an et de 5 % comparé à la moyenne 2013-2017.Ramené à l’hectare, il s’établit 15 % au-dessus de la moyenne des cinq dernières campagnes, atteignant + 20 % en Vallée du Rhône et en Paca.
Le chiffre d’affaires de l’abricot est stable sur un an au niveau national, tout en se situant nettement en dessous de la moyenne 2013‑2017. Pour la deuxième année consécutive, il se maintient à un niveau historiquement bas. Comme le souligne les auteurs de la note : « Cette tendance nationale masque cependant des disparités importantes entre régions. En Vallée du Rhône, le chiffre d’affaires décroche de 16 % sur un an et de 34 % par rapport à la moyenne 2013-2017, conséquence de la forte baisse de la production. Il progresse de 13 % sur un an en Paca et plus encore en Languedoc et Roussillon (+ 29 %), grâce à la hausse des prix à la production. »
 
Au niveau national, le chiffre d’affaires 2018 de la cerise chute de 29 % sur un an et de 26 % comparé à la moyenne 2013-2017, la forte baisse de la production n’ayant été que partiellement compensée par la hausse des prix. Dans tous les bassins de production, le chiffre d’affaires est également estimé en retrait sur un an.

 

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