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​Grande distribution

UFC-Que Choisir dénonce les sur-marges sur les fruits et légumes bio

Publié le 27/08/2019 par Olivier Lévêque
Dans son dernier numéro 583 de "Que Choisir", l’UFC-Que Choisir dénonce la persistance des sur-marges de la grande distribution sur les fruits et légumes bio. Illustration : UFC-Que Choisir
Dans son dernier numéro 583 de "Que Choisir", l’UFC-Que Choisir dénonce la persistance des sur-marges de la grande distribution sur les fruits et légumes bio. Illustration : UFC-Que Choisir

Dans son dernier numéro 583 de Que Choisir, l’UFC-Que Choisir dénonce la persistance des sur-marges de la grande distribution sur les fruits et légumes bio « dommageable pour le pouvoir d’achat des consommateurs et l’environnement ». L’association avait déjà sorti une étude économique pointant ce fait il y a deux ans, et faisait un constat similaire.

Sur la base des cotations officielles publiées pour 24 fruits et légumes, l’UFC-Que Choisir dénonce un niveau de marges brutes sur le bio, en moyenne 75 % plus élevées qu’en conventionnel. De très fortes disparités existent aussi entre les produits. Ainsi, le niveau de marge en bio serait équivalent au conventionnel pour l’oignon, l’ail ou la carotte, alors que sur la pomme de terre, la tomate et la pomme les marges brutes sont respectivement 83 %, 109 % et 149 % supérieures au conventionnel. La palme revient au poireau, où la grande distribution marge 2,5 fois plus sur le bio que sur le conventionnel (+ 165 %), indique l’association.
 
« Il faut arrêter de croire que la cherté du bio provient exclusivement du surcoût agricole… Ainsi, dans le cas de la pomme par exemple, alors que le prix agricole en bio est supérieur de 70 % au conventionnel, la marge brute de la distribution est deux fois et demie plus importante. Conséquence : un prix en rayon double pour le bio par rapport au conventionnel », explique l’association, qui chiffre à 41% la part captée par la grande distribution du surcoût du bio.
 
Pour terminer, l’association conseille aux consommateurs de « faire jouer la concurrence car la grande distribution n’est pas systématiquement meilleur marché que les magasins spécialisés bio ». Ainsi, pour les seuls fruits et légumes, les prix s’avèrent 19 % moins élevés dans les magasins spécialisés.

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