Le web technique et commerce de la filière fruits et légumes

Segmentation

Les professionnels de la banane veulent booster la consommation

Publié le 20/06/2018 par Bérengère Bosi dans
L’AIM souhaite voir la consommation française de banane atteindre au moins le niveau moyen annuel des Européens, soit 11,5 kg par personne. Photo : Fotolia
L’AIM souhaite voir la consommation française de banane atteindre au moins le niveau moyen annuel des Européens, soit 11,5 kg par personne. Photo : Fotolia

Avec 8,5 kg par personne et par an, la banane est le deuxième fruit, derrière la pomme, le plus consommé par les Français. La consommation augmente (+1,40% en volume et +1,70% en valeur entre 2016 et 2017), pourtant, il y a encore « un potentiel de progression important au regard des chiffres européens », estime Bruno Huord, président de l’AIB (Association interprofessionnelle de la banane). Les Européens en consomment en effet en moyenne 3 kg de plus que les Français. En Angleterre, la moyenne se situe même autour de 16 kg par an, selon Gauthier Fishel, directeur général de l’AIB. « Dans les années 90, les anglais consommaient 6 kg de banane par an, ils sont passés à 16 kg grâce à un travail sur la segmentation », explique-t-il.
L’AIB envisage ainsi de travailler sur une meilleure segmentation. La banane bio, la banane équitable et la banane à l’unité constituent une bonne base, mais les professionnels envisagent également de proposer une « banane maturité » en indiquant par exemple « à consommer aujourd’hui » ou « à consommer dans X jours ».
La filière entend par ailleurs travailler avec la distribution pour mieux valoriser le produit. D’abord en lui accordant plus de place dans les rayons, mais également en proposant des promotions plus pertinentes. « Tous les pays produisent de la banane en même temps. La période creuse est le début de l’année. Il n’est pas logique de faire des promos à ce moment-là », estime l’AIB. D’autant plus qu’avec un prix moyen de 1,60€ le kilo, la banane a déjà un prix bien inférieur au prix moyen des fruits (2,40€/kg), c’est même « le fruit le plus accessible », explique l’AIB.
L’AIB a également décidé de travailler de concert avec le Cirad afin de bâtir un « observatoire » d’analyse des marchés qui devrait permettre de construire « un indicateur de marché ». Les premiers chiffres devraient être fournis par le Cirad dans les prochains mois.

1div class="articles-similaires-titre">Dans la même rubrique

Ajouter un commentaire