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​Consommation

Les prix des légumes à la hausse, ceux des fruits en recul, selon Familles rurales

Selon l'enquête annuelle de Familles rurales, le prix de la tomate grappe conventionnelle a bondi de 30% sur un an. Photo : Syda Productions/Adobe Stock
Selon l'enquête annuelle de Familles rurales, le prix de la tomate grappe conventionnelle a bondi de 30% sur un an. Photo : Syda Productions/Adobe Stock

Familles rurales vient de sortir les résultats de son traditionnel observatoire des prix des fruits et légumes. Cette année, les 64 « veilleurs consommation » – qui ont effectué 116 relevés de prix en juin et juillet, sur 26 départements, dans quatre types de surfaces de vente (hyper/supermarchés, hard-discount, marchés et magasins spécialisés bio) – ont constaté une hausse des prix des légumes et un recul du prix des fruits.

Huit catégories de fruits ont été étudiées : la pomme (Golden), le melon (Charentais), l’abricot (Bergeron), la cerise (Burlat/Bigarreau), la fraise (ronde), la pêche (blanche), la nectarine (blanche) et la poire (Conférence). Après une hausse des prix de 4% constatée par la même association entre 2017 et 2018, le prix des fruits a reculé entre 2018 et 2019.
 

Le prix des pommes et des nectarines s’effondre

En agriculture conventionnelle, le prix des fruits a baissé de 4% sur un an. C’est la pomme et la pêche qui enregistrent le plus fort recul avec une baisse de 16%. Les prix de la nectarine ont baissé de 14%, ceux de la fraise de 11%. Seule la cerise voit son prix augmenter, de 27%.
En agriculture biologique, le prix des fruits est en recul de 8%. La plus forte baisse concerne la pêche à -31%. L’enquête constate également une forte baisse du prix de la nectarine (-23%) et du melon (-21%). Le prix des cerises a, quant à lui, augmenté de 13%, et celui des poires de 20%.
 

Le prix des tomates et des pommes de terre en forte hausse

En légumes, des relevés de prix ont été effectués sur aubergine (longue), carotte (Nantaise), courgette (longue), haricot vert, poivron vert, pomme de terre Bintje, tomate (grappe) et laitue.
Pour la deuxième année consécutive, le prix des légumes est en hausse. Il avait augmenté de 5% entre 2017 et 2018, et poursuit sa hausse en 2019 : +10% en agriculture conventionnelle, +2% en bio.
En agriculture conventionnelle, cette hausse est largement portée par le prix des pommes de terre, qui gagne 40% et celui des tomates (+30%). La hausse est plus modérée en haricot vert (+16%) ou en courgette (+7%). L’aubergine (-1%), la carotte (-5%) et la salade (-9%) voient, quant à elles, leur prix reculer.
En bio, la hausse est plus légère : +2% en moyenne. Cependant, là aussi, Familles rurales constate de fortes différences. Si le prix de la courgette (+16%) et celui de la tomate (+11%) ont augmenté assez significativement, le prix des haricots verts, des poivrons et des pommes de terre est resté stable. Quant à l’aubergine et à la carotte, leurs prix reculent respectivement de 11% et de 5%.
 

Le bio toujours 2 fois plus cher que le conventionnel

Selon l’enquête de Familles rurales, c’est chez les hard-discounts que le panier moyen de fruits et légumes conventionnels est le moins cher, à 42,34€, suivent les hyper et supermarchés (51,33€) et les marchés (52,45€). Le bio reste presque 2 fois plus cher que le conventionnel, à 90,78€ le panier moyen, contre 49,95€. À ce sujet l’UFC-Que Choisir a d’ailleurs publié quelques jours plus tôt une étude dénonçant les marges excessives de la distribution sur les produits bio.

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