Le web technique et commerce de la filière fruits et légumes

​Pommes

Le marché manque toujours de dynamisme

Publié le 11/10/2018 par Aude Bressolier dans
La production de la variété Gala, la première récoltée, diminuerait de 6 % sur un an alors que celle de Golden serait en hausse de 5%. Photo : C.Even/Pixel image
La production de la variété Gala, la première récoltée, diminuerait de 6 % sur un an alors que celle de Golden serait en hausse de 5%. Photo : C.Even/Pixel image

Ce début de campagne de commercialisation de la pomme de table ne s’illustre pas par son dynamisme. Cela a commencé dès la mi-août, avec les variétés précoces, essentiellement concentrées sur Gala : la demande est restée peu active sur le marché intérieur, la consommation étant alors encore très orientée vers les fruits d’été. Le marché à l’export a, quant à lui, souffert de la concurrence des pays européens producteurs (Allemagne, Espagne et Italie) en raison de la précocité de leur récolte.
Comme le souligne la dernière note Agreste du Service de la statistique et de la prospective du ministère de l’Agriculture (SSP), le mois de septembre est resté sur la même tendance : « En Gala, la concurrence est vive entre les régions productrices. Les températures élevées freinent la consommation nationale, concentrée sur les fruits de saison comme le raisin, la poire et les dernières pêches. À l’exportation, la mise en place vers l’Europe est difficile. Vers le grand export, les cours sont tirés à la baisse par une concurrence des pays de l’Est de l’Europe. »

Les prix se maintiennent à un niveau supérieur à la moyenne

Le SSP note malgré tout que les prix de septembre se maintiennent à des niveaux supérieurs à la moyenne ( +13 %) grâce à une production réduite et des stocks bas de fin de campagne précédente.
Rappelons en effet que la production nationale est estimée proche de celle de 2017 mais inférieure de 6 % à la moyenne 2013-2017. La production europénne est, selon les chiffres de Prognosfruit, en hausse comparée à la récolte réduite de 2017 (+ 36 %) et à la moyenne 2013-2017 (+ 11 %). « Cette hausse est imputable en grande partie à la forte progression de la production de la Pologne. Dans ce pays, la production est destinée pour plus de la moitié à la transformation, à la différence des autres pays plutôt tournés vers le frais », tempère toutefois le SSP. Hors Pologne, la production européenne est supérieure au niveau moyen 2013-2017 (+ 4 %). Après le gel en 2017, les productions de l’Italie, l’Allemagne, la Belgique et la Pologne retrouveraient les niveaux de 2016.
 

1div class="articles-similaires-titre">Dans la même rubrique

Ajouter un commentaire