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Agriculture biologique

La Fnab teste avec Picard son label paysan

Ce nouveau label est l’aboutissement de quatre années de collaboration dans le cadre d’un projet pilote autour de la relocalisation des filières de légumes pour la transformation. Photo : DR
Ce nouveau label est l’aboutissement de quatre années de collaboration dans le cadre d’un projet pilote autour de la relocalisation des filières de légumes pour la transformation. Photo : DR

Picard, spécialisé dans la vente de produits surgelés, et la fédération nationale d'agriculture biologique (Fnab) viennent de lancer la première gamme de produits labellisée « Bio, Français, Équitable » construite avec BIO Nouvelle-Aquitaine.
Ce label sera apposé pour la première fois sur les quatre légumes de la gamme construite avec Picard (courgette, maïs, haricot vert, carotte) qui seront distribués à partir du 2 mars dans 87 magasins de Nouvelle-Aquitaine et d’Occitanie. Il garantira aux consommateurs des légumes biologiques, produits en France, et, aux producteurs, un prix rémunérateur et une relation commerciale équitable.
À noter que le cahier des charges du label est rendu public et sera contrôlé par un organisme d’évaluation indépendant.

Des contrats tripartites entre OP, transformateur et distributeur

Comme l’explique Stéphanie Pageot, secrétaire nationale en charge des questions économiques à la Fnab : « Le marché biologique se développant, l’opportunité s’est présentée de construire des partenariats forts avec des entreprises de l’agroalimentaire sur une bio qui corresponde à nos valeurs. On a voulu commencer par une bio locale et équitable, mais nous défendons une démarche de progrès permanente. » 
Initialement lancé dans trois régions, Bretagne, Nouvelle-Aquitaine et Paca, c’est dans le Sud-Ouest que le projet a réussi à aller le plus loin avec une gamme de produits biologiques, cultivés et distribués dans un bassin de vie cohérent, et une relation commerciale qui va au-delà des six critères de la loi sur le commerce équitable.
« Picard s’est engagé de façon très volontaire dans ce partenariat, quand on leur a proposé de tester l’un des premiers contrats tripartites entre organisations de producteurs, transformateur et distributeur ils ont tout de suite dit oui. Nous avons cherché à valoriser cet engagement, c’est comme ça que l’idée d’un label est venue », poursuit Stéphanie Pageot, précisant que Picard a également accepté d’ouvrir la possibilité d’une révision annuelle du prix en fonction de l’évolution des coûts de production, et que le groupe va aussi verser 1% du montant annuel des ventes des produits de la gamme pour alimenter un fonds de développement géré par les organisations de producteurs partenaires.

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