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​Accord interprofessionnel abricot

Beaucoup de bruit pour pas grand-chose…

Le renouvellement de l'accord interprofessionnel sur le calibrage des abricots fait débat au sein des familles d'Interfel. Photo : Into the wild/Adobe Stock
Le renouvellement de l'accord interprofessionnel sur le calibrage des abricots fait débat au sein des familles d'Interfel. Photo : Into the wild/Adobe Stock

Suite au renouvellement, le 14 mai, d’un accord interprofessionnel sur le calibrage des abricots, la presse généraliste s’est emballée, après l’alerte donnée par la Confédération Paysanne, opposée à cet accord.

Concrètement, il s’agissait de renouveler l’accord interprofessionnel imposant aux producteurs d’abricots de classer leurs fruits par calibre. « Cet accord est le résultat d’un consensus entre les entreprises de l’aval de la filière et les producteurs d’abricots pour permettre aux consommateurs de trouver des produits de qualité sur les étals », expliquent l’AOP Pêches et Abricots de France et la GEFeL dans un communiqué du 15 mai. En effet, treize des quatorze familles membres d'Interfel (toutes sauf la Confédération Paysanne) ont soutenu le renouvellement de l'accord.

Pour la Confédération Paysanne cependant, cet accord conduirait à « imposer à la vente directe d’abricots les règles de calibrage et d’emballage actuellement en vigueur pour les détaillants » et il constituerait ainsi « une attaque contre la vente directe ».
« Faux ! » répond Interfel qui dénonce dans un communiqué du 15 mai une « fake news » diffusée par la Conf’. « Il ne s’agit pas du vote d’une norme supplémentaire, mais bien du renouvellement d’un accord en vigueur depuis près de dix ans, qui n’a pas vocation à s’appliquer à la vente directe à la ferme ! », explique l’interprofession des fruits et légumes frais.

En conclusion, l’accord renouvelle ni plus ni moins une norme déjà applicable : l’obligation de recourir au calibrage des abricots, dans tous les circuits de distribution, à l’exception de la vente à la ferme.
Pas de panique non plus sur les contrôles : « L’objectif des contrôles est surtout de faire de la pédagogie, car de nombreux producteurs ne connaissent pas l’intégralité des accords interprofessionnels », rassure Paul Faburel, directeur de la GEFeL.

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